Calendriers des pluies et bilans hydriques au Cameroun : (1951-1993)

par Gratien Mavie Tchiadeu

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Denis Lamarre.

Soutenue en 2000

à Dijon , en partenariat avec Centre de Recherches de Climatologie (Dijon) (laboratoire) .


  • Résumé

    Compris entre 2ʿ et 13ʿ 05 de latitude nord et entre 8ʿ33 et 16ʿ11 de longitude Est, le Cameroun se distingue par sa topographie contrastée. On distingue les hauts plateaux et les basses terres. Les différents types de sols sont occupés par la forêt et la savane. L'érosion des sols, constitue une des menaces à l'agriculture camerounaise. Du point pluviométrique, le pays se singularise par une variation méridienne des précipitations moyennes annuelles au sud du et zonale au nord. On note également une variation spatio-temporelle originale des précipitations saisonnières. Les stations de la bordure littorale se caractérisent par des hauteurs pluviométriques importantes par rapport au reste du pays. En revanche, le plateau sud-camerounais se singularise non seulement par la présence de la petite récession pluviométrique mais également par l'instabilité de son régime pluviométrique décadaire. Cette plus ou moins grande variabilité des régimes est un facteur d'incertitude quant aux dates, à la durée et à la cohérence de la (des) saison(s) des pluies. Les critères de démarrage et fin de la saison qui conviennent assez bien à la vision réaliste de la saison des pluies aux fins agricoles nécessitent l'utilisation des données journalières. On note une cohérence spatiale au niveau de la répartition des dates de début de la saison des pluies. La recrudescence des précipitations constatées après ces différentes dates participe à un amoindrissement du déficit hydrique du sol. Cependant, l'irrégularité des dates de début de la saison des pluies reste un élément d'inquiétude pour les paysans. A l'opposé du début, la fin de la saison des pluies présente une faible variabilité temporelle au cours de la période 1951-1993. Un début précoce garantit une longue durée de la saison des pluies. La comparaison, entre les ETP Penman et Turc d'une part et l'ETP estimée par les températures de brillance maximales (TBMAX), met en évidence une bonne estimation de la demande climatique par TBMAX. Celle-ci se caractérise ainsi une forte demande évaporatoire au coeur de la saison sèche et une baisse importante au cours de la saison des pluies. Le déficit d'évaporation, qui corrobore les résultats du bilan hydrique potentiel, montre une opposition sur le plateau sud-camerounais entre les différentes stations.

  • Titre traduit

    Rainfalls calendars and waters balances in Cameroon : (1951-1993)


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Informations

  • Détails : 1 vol. (207 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bilbiographie 224 ref.

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