Thèse soutenue

Analyse comparative de différents traceurs pour la détection tumorale par scintigraphie : application aux tumeurs rénales et neuroendocrines

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Auteur / Autrice : Françoise Montravers
Direction : Jean-Noël Talbot
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biophysique
Date : Soutenance en 1999
Etablissement(s) : Paris 11
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté de médecine (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne)
Jury : Président / Présidente : Jean-François Bernaudin
Examinateurs / Examinatrices : Jean-François Bernaudin, Patrick Bourguet, Philippe Thibault, Bernard Mazière, Jean-Louis Misset, Alain Prigent
Rapporteurs / Rapporteuses : Patrick Bourguet, Philippe Thibault

Résumé

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Nous avons comparé l'intérêt de différents traceurs dans le diagnostic scintigraphique de deux groupes de tumeurs humaines (carcinomes neuroendocrines et carcinomes rénaux). Dans l'étude des carcinomes neuroendocrines, nous avons observé la supériorité de la scintigraphie à la métaiodobenzylguanidine (miBG, représentant la capacité de la tumeur à capter les catécholamines) par rapport la scintigraphie au thallium (traceur de vas ularisation et d'hypermétabolisme) en cas de phéochromocytome et de neuroblastome et au contraire la supériorité de la scintigraphie au thallium par rapport à la scintigraphie à la miBG en cas de cancer médullaire de la thyroïde et pour certains paragangliomes. Les caractéristiques histologiques de ces tumeurs nous paraissent expliquer ces résultats. Dans le cas des carcinomes du rein, nous avons observé la supériorité de la scintigraphie au fluorodésoxyglucose (FDG, traceur rendant compte d'une augmentation de l'utilisation du glucose par la cellule maligne) par rapport aux scintigraphies au thallium et au pentétréotide (indiquant la présence de récepteurs de la somatostatine), pour la mise en évidence des métastases mais aucun de ces trois traceurs ne s'est révélé performant pour la caractérisation de la tumeur rénale primitive. L'hypothèse d'une inaccessibilité des traceurs dans les tumeurs rénales primitives était donc évoquée. Cette hypothèse était confortée par notre observation, grâce à une étude autoradiographique in vitro, de la présence de récepteurs de la somatostatine sur les cellules de tumeur rénale primitive alors que l'analogue n'était pas fixé in vivo. Nous discutons les mécanismes pouvant expliquer cette captation faible ou absente des traceurs scintigraphiques par les carcinomes rénaux primitifs. La compréhension des mécanismes s'opposant à l'accès des molécules jusqu'à ces tumeurs particulièrement résistantes aux traitements apparaît en effet très importante dans un but d'amélioration de la prise en charge thérapeutique.