Etude de différents effets de la néostigmine et de l'adrénaline sur la moelle épinière
| Auteur / Autrice : | Hervé Bouaziz |
| Direction : | Jean-Xavier Mazoit |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Anesthésiologie, pharmacologie thérapeutique |
| Date : | Soutenance en 1999 |
| Etablissement(s) : | Paris 11 |
| Partenaire(s) de recherche : | Entreprise : Centre hospitalier universitaire Kremlin-Bicêtre. Département d'anesthésie-réanimation (Val-de-Marne) |
| Jury : | Président / Présidente : Kamran Samii |
| Examinateurs / Examinatrices : Kamran Samii, Francis Bonnet, Dan Benhamou, Marcel Chauvin | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Francis Bonnet |
Mots clés
Résumé
Contrairement aux systèmes noradrénergique et sérotoninergique, l'implication du système cholinergique médullaire dans la modulation des messages nociceptifs a été assez peu étudiée. Dans la présente thèse nous rapportons des travaux expérimentaux ayant mis en évidence l’effet potentialisateur existant entre la néostigmine et la dexmédétomidine pour leur action antinociceptive, ou encore l'augmentation des taux d'acétylcholine dans la come postérieure de la moelle épinière secondaire à l’administration systémique de morphine. D'autre part, le rôle joué par l'intensité de la stimulation nociceptive dans l'efficacité analgésique de la néostigmine, administrée par voie intrathécale, est également rapporté. Les sous-types de récepteurs muscariniques impliqués dans l’effet analgésique et dans les modifications hémodynamiques observées, ainsi que l’implication du NO sont discutés. L'administration périmédullaire de néostigmine chez l'homme étant limitée par la survenue d'effets secondaires, nous nous sommes intéressés aux effets observés après administration périphérique de néostigmine. Dans une première étude, menée chez l’animal devenu hyperalgique, nous n'avons observé aucun effet anti allodynique secondaire à l'administration intraplantaire de néostigmine. De même, l'adjonction de néostigmine à la mépivacaïne (agent anesthésique local) au niveau axillaire chez l'homme ne s'est accompagnée d'aucun effet analgésique supplémentaire, alors que des effets secondaires gênants ont été observés. La survenue de ces derniers pourrait être en rapport avec la résorption systémique de la néostigmine à partir de son site d'injection. L'efficacité de l'administration périphérique de néostigmine reste à préciser par des études ultérieures. Par ailleurs, nous nous sommes intéressés à la neurotoxicité médullaire de l'adrénaline administrée par voie péridurale chez le lapin adulte et le lapereau. La baisse du débit sanguin médullaire semble parallèle à celle de la pression artérielle moyenne et sans rapport avec l'adjonction d'adrénaline aux anesthésiques locaux. Tout se passe comme si la zone de dépendance de la pression artérielle et du débit sanguin médullaire survenait plus précocement chez le lapereau par rapport au lapin adulte. Ce résultat souligne l'importance du monitorage hémodynamique ainsi que du traitement de toute baisse de pression artérielle chez le petit enfant.