Thèse soutenue

La grille comme intersigne : recouvrement des corps et d'une parole perdue à partir de pratiques picturales éphémères

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Auteur / Autrice : Cécile Eléouet
Direction : Éliane Chiron
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Art et archéologie
Date : Soutenance en 1999
Etablissement(s) : Paris 1

Résumé

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Visuelle, auditive, lisible, visible, voire invisible, la reminiscence, tel un dispositif plastico-sonore, s'avère être une invitation à un voyage d'eau et de sel - parcouru au fil du bleu outre-mer/mere - afin de recouvrer, en saupoudrant quelques poussières d'ombre, la parole perdue emportée par ahes. Elle se transforme ainsi, depuis l'infra vers le supra en passant par la marge, en un circuit (espace tropologique) psychanalytique empruntant alors les voies de la chimie, de l'alchimie, de la socio-ethnologie, de la poésie et, tel un intersigne, s'expose en un dépôt de corps aux confins d'un saule/sol natal (penn-ar-bed) dans le dessein de re-créer inlassablement, par le biais du lien, "l'instant-lieu" unissant dès lors l'en deça à l'au-delà. Du déluge au baptême, le bleu est une affaire de partance et de revenance. Ainsi, les larmes, paisiblement, s'écoulent-elles en toute humilité. Miscible recouvrance. . . D'un ailleurs, d'un message oublié sur une carte et dont le décryptage pourrait être simultanément révélé et dissimulé par une grille, à l'instar d'une mémoire individuelle et/ou collective. C'est qu'entre le songe et le mensonge, l'oeuvre, au fil de la légende contée, s'installe puis trépasse. Alors, du bout de l'errance, dans l'attente d'une parole, nous prenons l'ombre pour le corps et comblons le vide laissé par l'abandon, telle une nostalgie, quelque part en bordure d'un "vague à l'ame" indécis. Mais le bleu toujours revient. . . Entre séparation et agrégation, quelques empreintes, finalement, surgiront de la terre au rythme des voix de ceux qui marchent devant et la frontière bleue sera ainsi franchie.