Rome et la société provinciale du Péloponnèse sous le Haut-Empire (31 avant J. -C. - 235 après J. -C. )
| Auteur / Autrice : | Christine Hoët-Van Cauwenberghe |
| Direction : | Michel Christol |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1999 |
| Etablissement(s) : | Paris 1 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Le Péloponnèse, acropole de la Grèce selon Strabon, faisait partie de la province romaine d'Achaïe, dont la gestion fut attribuée en 27 av. J. -C. Au sénat romain. La conquête de la Grèce remontait à 146 av. J. -C. , date à laquelle Corinthe fut détruite par les romains. L'intégration à l'imperium romanum fut parachevée sous l'empire, mais le Péloponnèse conserva bien des spécificités, dont un attachement au principe de liberté des grecs. Cette liberté fut accordée par l'empereur Néron à l'ensemble de la Grèce, mais rapidement annulée par son successeur. Ensuite, Hadrien tenta de rassembler tous les grecs dans le cadre du Panhellénion. Trois colonies modifièrent le paysage de la péninsule. L'une d'entre elles, Corinthe, fut la capitale de la province. Des notables grecs de la province y firent carrière et s'engagèrent ensuite au service de l'empire. Les élites grecques furent maintenues par Rome et Sparte eut une place privilégiée dans les rapports avec le pouvoir central. Les cités libres demeurèrent assez nombreuses dans le Péloponnèse et la vie civique fut particulièrement dynamique durant le haut-empire. Les liens personnels avec l'empereur furent fondamentaux. Le patronage des Claudii fut déterminant pour l'accès à la citoyenneté romaine des notables locaux, qui y accédèrent massivement sous les julio-claudiens. Le mouvement d'octroi fut ensuite ralenti jusqu'à la concession générale sous Caracalla. Le culte impérial, marque par les pratiques hellénistiques et manifestation de la loyauté des provinciaux, fut dynamique au plan municipal. Le culte impérial fédéral fut préféré à un culte provincial, difficile à créer et à maintenir. Les romains n'influencèrent pas les péloponnésiens en matière de religion si ce n'est en intervenant pour la restauration des cultes traditionnels grecs. L'action d'Auguste, puis celle d'Hadrien furent fondamentales. Cette dernière accompagna et amplifia le mouvement de la seconde sophistique.