Thèse soutenue

Asymétries conjoncturelles et dynamique de l'emploi : essai de modélisations non linéaires

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Auteur / Autrice : Corinne Perraudin
Direction : Pierre-Yves Hénin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 1999
Etablissement(s) : Paris 1

Résumé

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L'objet de cette thèse est d'étudier les fluctuations de l'emploi, et plus particulièrement les asymétries qui les caractérisent. Il s'agit d'abord de détecter empiriquement des asymétries dans le cycle de l'emploi, puis de choisir les modèles théoriques permettant de rendre compte des propriétés observées. Finalement, ces modèles sont confrontés aux données. Les études empiriques sont réalisées sur données d'emploi françaises et américaines. La comparaison des résultats pour ces deux pays permet d'étudier le lien entre les asymétries dans les ajustements de l'emploi et le fonctionnement du marché du travail. La première partie caractérise et spécifie les asymétries présentes dans les fluctuations (nettes) de l'emploi le premier chapitre présente des tests de symétrie. Le second chapitre propose une représentation non linéaire des fluctuations asymétriques de l'emploi : les modèles à plusieurs régimes à transition brutale ou lisse. La deuxième partie propose de justifier théoriquement l'existence d'asymétries dans l'emploi par la présence de coûts d'ajustement asymétriques. Le troisième chapitre fournit un état de la littérature sur les coûts d'ajustement asymétriques, et sur leur introduction, de manière théorique et empirique, dans les modèles dynamiques de demande de travail. Le quatrième chapitre estime ce type de modèle. Les règles de décision obtenues étant non linéaires, elles sont estimées par la méthode de l'inférence indirecte. La troisième partie intègre la dynamique des flux bruts d'emplois. Le cinquième chapitre caractérise la dynamique asymétrique des flux d'emplois à l'aide d'un modèle à changement de régime markovien. Le sixième chapitre propose un modèle structurel d'appariement sur le marché du travail, où les entreprises licencient quand le choc sectoriel auquel elles font face est défavorable. Ce modèle est estime à l'aide de la méthode des moments simulés sur des données de créations et de suppressions d'emplois.