Thèse soutenue

Demande effective et équilibre de sous-emploi

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Auteur / Autrice : Nathalie Roy
Direction : Xavier Bradley
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 1999
Etablissement(s) : Dijon

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le principe de la demande effective a été élaboré par J. M Keynes pour établir l'existence d'un équilibre de sous-emploi. Or, ce principe devrait être applicable à tous les cas possibles et notamment au "cas classique". Mais, la transposition de la demande effective dans le cadre néo-classique met en lumière la nécessité d'introduire un concept de "demande potentielle" afin de rendre compte de manière cohérente de la détermination de l'équilibre de plein emploi. Cette reformulation rejaillit sur le principe de la demande effective lui-même ; elle permet plus précisément d'unifier le concept de prix de la demande globale en évitant la coexistence de deux définitions comme c'est le cas chez Keynes et ses commentateurs. Cependant, cette démarche souligne les insuffisances des explications comportementales du chômage, notamment la responsabilité des propensions psychologiques. Pour une analyse structurelle de l'insuffisance de la demande effective, on doit néanmoins conserver deux acquis de la réflexion keynésienne : l'insuffisance des profits anticipés et de l'investissement au-delà d'un certain niveau d'activité. En écartant les explications avancées par Keynes, il apparait plus clairement qu'un examen approfondi des conditions d'accumulation du capital et de son maintien constitue un préalable à une analyse structurelle du sous-emploi. Si l'évolution du taux de profit est conditionnée par des dysfonctionnements structurels, il peut s'opérer une rupture du parallélisme dans l'évolution des taux d'intérêt (fonction des offres et des demandes de fonds) et de l'efficacité marginale du capital. Cette déconnexion débouchera progressivement sur une affectation contrainte des profits des firmes qui, pour préserver leur rentabilité, se tourneront alors vers les marchés financiers au détriment de l'investissement productif qui, pourtant, conditionne le plein emploi.