Thèse soutenue

Infections fongiques dans la mucoviscidose : etude epidemiologique et caracterisation des exoproteases et des catalases de scedosporium apiospermum (doctorat : biologie sante)

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Auteur / Autrice : Bernard Cimon
Direction : Jean-Philippe Bouchara
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Médecine
Date : Soutenance en 1999
Etablissement(s) : Angers

Résumé

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De façon à préciser le rôle des agents fongiques dans la pathologie respiratoire des patients atteints de mucoviscidose, nous avons identifié les champignons impliqués et analysé la réponse immunitaire qu'ils induisent au travers d'une étude épidémiologique transversale et longitudinale. Au sein de la flore fongique, Candida albicans et Aspergillus fumigatus représentent les espèces dominantes. Scedosporium apiospermum et Aspergillus terreus, rarement rapportés jusqu'alors dans ce contexte, sont isolés chez plus de 5% des patients. Par ailleurs, la colonisation fongique des voies respiratoires est rare chez les jeunes enfants et fait suite habituellement aux infections bactériennes. Sur un plan clinique, la colonisation chronique par A. Fumigatus ne paraît pas s'accompagner d'une dégradation de l'état général, et la seule présence d'anticorps anti-catalase chez les patients colonisés est corrélée à une dégradation de la fonction respiratoire. Ces anticorps, retrouvés également dans tous les cas d'aspergillose bronchopulmonaire allergique, pourraient donc constituer un bon outil d'aide à la décision thérapeutique. Egalement capable d'induire une colonisation chronique et une réponse immunitaire de l'hôte, S. Apiospermum est en outre associé à des phénomènes immuno-allergiques chez certains patients. Nous avons donc essayé de mieux comprendre le rôle de ce champignon par l'analyse de son équipement enzymatique. Au cours de ce travail, nous avons purifié à partir du filtrat de culture de S. Apiospermum une sérine-protéase de type subtilisine. Composée d'une seule chaîne polypeptidique de 33 kDa, elle présente de nombreuses similitudes avec la subtilisine d'A. Fumigatus. Une dipeptidyl-peptidase (DPP) a également été détectée dans le filtrat de culture et serait à l'origine de réactions croisées avec la DPP V synthétisée par A. Fumigatus. Par ailleurs, S. Apiospermum produit deux catalases. La catalase A1/A1' est une protéine tétramérique de 300 à 320 kDa à structure héminique, qui s'apparente aux catalases monofonctionnelles atypiques. La seconde catalase, A2, s'en distingue par son hydrophobicité plus faible, son caractère glycosylé et sa masse moléculaire plus élevée, évaluée à 460 kDa. La comparaison de ces enzymes avec celles d'A. Fumigatus et d'A. Terreus à partir de souches isolées de mucoviscidose fait apparaître des profils électrophorétiques spécifiques d'espèce, mais aussi des parentés antigéniques à l'origine de réactions sérologiques croisées. . .