Thèse soutenue

Mutations et contenu actuel d'un quartier de Rabat "L'Océan"

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Auteur / Autrice : Zohra Ba Mohamed
Direction : Raymond Pébayle
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géographie et aménagement. Monde arabe
Date : Soutenance en 1998
Etablissement(s) : Poitiers

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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D'un simple faubourg européen de "petits blancs" en 1913 à un quartier à double fonction résidentielle et fonctionnelle ; de multiples interventions ont marqué l'occupation du sol dans le quartier de "L'Océan". Par sa population cosmopolite et jeune, il a pris un caractère particulier. Cependant, et avec l'indépendance, ce quartier a connu un renouvellement ethnique et un mode de vie différent par rapport à celui qui existait, tant les pratiques des résidents des deux civilisations : européenne et marocaine étaient diverses, mais toujours sur une trame coloniale. En outre, il faut tenir compte de l'importance des déplacements dans le quartier qu'on peut appeller quartier "dortoir" puisque 57 % des chefs de ménage y habitent mais travaillent dans d'autres quartiers ou en dehors de la ville de Rabat. Ce rôle favorisé par l'existence des moyens de transport collectifs, une pratique largement répandue, a engendré un entassement dans le parc de logement qui se caractérise par la juxtaposition de différents tissus urbains. Les transactions sur les villas délabrées, démolies et remplacées à partir des années 70 par des immeubles, ont eu des conséquences sur le développement spatial du quartier. La plupart des nouveaux appartements sont habités par une grande partie des fonctionnaires qui comptent 43,11 % en 1994. Dès sa création, le quartier de "L'Océan" avait une vocation artisanale de réparation de véhicules, qu'il continue d'exercer en assumant son attraction à l'échelle de Rabat. Il accueille actuellement des services rares et un secteur informel ; cette branche est une activité refuge issue du chômage, elle constitue un secteur dynamique répondant aux besoins d'une clientèle nombreuse à revenus moyens ou médiocres. Néanmoins, ce quartier a perdu son rôle de pôle de loisir avec la disparition de la plupart de ses restaurants, et a connu une réadaptation de ses activités.