Thèse soutenue

Approche métapsychologique d'une pathologie auto-immune féminine : le syndrome sec

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Auteur / Autrice : Marianne Baudin
Direction : Catherine Chabert
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance en 1998
Etablissement(s) : Paris 5

Mots clés

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Résumé

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Le syndrome sec - ou syndrome de Gougerot-Sjogren- est une pathologie auto-immune qui a pour principal effet de tarir les secrétions salivaires, lacrymales et vaginales. Maladie féminine, 9 fois sur 10, ce syndrome se présente dans deux tableaux : primitif, ou secondaire et associe alors à une maladie de système comme la sclérodermie, le lupus. . . La partie théorie met en regard, et en tension, les points de vue scientifiques et psychanalytiques autour desquels s'organisent les débats actuels dans le champ nouveau de la psycho-immunologie. La conception freudienne de l'appareil psychique et les théorisations psychosomatiques apportent quelques repères pour l'approche du fonctionnement psychique des malades. La problématique du tarissement et la féminité de la pathologie donnent lieu à une réflexion sur la féminité et ses rapports à l'element liquide, ainsi que sur le vieillissement et la ménopause, étape du tarissement naturel dans la vie psychosexuelle des femmes. La méthodologie, fondée sur l'entretien et les méthodes projectives, Rorschach et Tat, a permis l'étude qualitative et quantitative de 36 cas de syndrome sec (22 primitifs et 14 secondaires), et de 20 femmes "témoins". Les hypothèses suivent les trois axes évoqués dans la partie théorique : psychosomatique, féminité, vieillissement, auxquels s'ajoute un quatrième axe de travail sur les hypoperfusions cérébrales mises en évidence par l'imagerie médicale. Les résultats s'ouvrent sur des perspectives de recherches sur le vieillissement en général, et les changements induits dans le fonctionnement psychique de tout sujet (malade ou non). Ils permettent aussi de proposer quelques aménagements de la relation de soin aux équipes médicales et aux psychothérapeutes, charges du suivi de ces patientes atteintes de pathologie auto-immune, qui cachent leurs blessures et leur désarroi derrière un masque stoïque et fier, prix de leur survie psychique.