Les figures maternelles dans le roman célinien
| Auteur / Autrice : | Jean-Claude Renard |
| Direction : | Michel Autrand |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littérature française |
| Date : | Soutenance en 1998 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Résumé
Louis Destouches a pris pour pseudonyme « Céline », le prénom de sa grand-mère maternelle, troisième prénom aussi de sa mère. Ce choix est important et révélateur dans une œuvre souvent autobiographique. En filigrane ou dans un premier rôle, suggérée, évoquée, la mère du narrateur, tantôt sorcière, tantôt bonne fée, envahissante ou inaccessible, pathétique ou sublime, déambule tout au long de l'œuvre. Essentiellement dynamique, la relation de l'écrivain à la figure maternelle n'est jamais figée - quand il ne s'agit pas de sa propre mère, il s'agit toujours de maternel et de « maternalité » ; elle parcourt à des degrés divers la pensée, le souffle et l'écriture de Céline. L'étude se conduit ainsi : la relation entre la mère et le fils, entre la mère et l'écrivain fils, des influences de l'héritage maternel (l'incapacité à jouir de la vie, certaines valeurs morales, une nostalgie du passé) jusqu'aux rivages de la mère que constituent l'exercice de la médecine et le rapport à la langue maternelle dans l'écriture.