Les fêtes et cérémonies royales à Paris aux XVIIème et XVIIIème siècles : moyen privilégié d'expression des valeurs politiques et sociales
| Auteur / Autrice : | Marie-Hélène Rumeau-Dieudonné |
| Direction : | Yves Durand |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1998 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Résumé
Les fêtes et cérémonies royales publiques, parce qu'elles mobilisent tous les groupes de la société, intègrent toutes les formes d'art et d'érudition, et se déploient dans le temps et dans l'espace à la manière des œuvres dramatiques, offrent le support le plus parfait que la monarchie absolue ait pu trouver pour exhiber et exalter ses valeurs. En même temps, les différents corps ne sauraient imaginer un langage plus propre à exposer leurs hiérarchies, voire leurs revendications, que ce double langage cérémoniel et festif, expression totale de la civilisation globalement intelligible par tous. Or l'impact de telles manifestations est d'autant plus grand qu'elles se déroulent dans la capitale de la France, vitrine du régime et phare culturel de l’Europe. Jusqu'au XVIIème siècle, les grands cérémoniaux d'état marquant la transition d'un règne à l'autre, conservent une certaine importance : entrées royales, lits de justice et funérailles du roi. Mais avec l'affirmation de l'absolutisme monarchique, ces cérémonies, qui démontrent la continuité du pouvoir, perdent leur utilité. Seul le premier lit de justice garde sa valeur inaugurale. En revanche, le culte de la personne royale se concrétise dans les carrousels, les inaugurations de statues et la célébration des guérisons du roi. Le XVIIIème siècle voit l'apogée des fêtes qui célèbrent les mariages royaux et les naissances d'héritiers au trône. Tandis que périclitent les entrées d'ambassadeurs, la célébration des victoires militaires, puis surtout des traités de paix connaissent le plus grand succès à la veille de la Révolution.