Thèse soutenue

Le mouvement nationaliste en Inde : le cas Chandernagor : le premier maillon de la décolonisation française : 1905-1952

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Auteur / Autrice : Kamakshi Mishra Besnard
Direction : Jacques Weber
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance en 1998
Etablissement(s) : Nantes

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le mouvement nationaliste est né en Inde en 1905 à la suite de la partition du Bengale. Chandernagor, un des cinq comptoirs français, situé à presque 2000 kilomètres du chef-lieu Pondichery, s'implique immédiatement dans ce mouvement. Minuscule + colonie sans colon ; anglophone, Chandernagor, petite banlieue de Calcutta, se révèle rapidement être une place stratégique pour les nationalistes qui, au Bengale, sont à la pointe du combat contre les anglais. Le mouvement swadeshi né en 1905 et compose en majeure partie de notables, ne réclame au départ que l'annulation de la partition du Bengale. N'ayant obtenu aucun résultat concret, il cède peu a peu la place à un mouvement terroriste. Chandernagor devient alors, de 1908 a 1916, une terre d'asile, une base arrière du terrorisme où l'on fabrique des bombes et où l'on s'approvisionne en armes. Les puissances coloniales anglaise et française tentent de contenir ce mouvement. Si les nationalistes luttent avec succès contre les projets d'extraditions et de cession du territoire, leur mouvement décline pourtant a partir de 1916. Durant la période de l'entre-deux-guerres, Chandernagor à l’écoute du mahatma Gandhi, connaît à nouveau les mêmes manifestations fiévreuses que l'Inde anglaise. Si le mouvement nationaliste s’était jusqu'alors tourne uniquement contre les anglais, il va en être tout autrement à partir de 1947 lorsque ces derniers décident de quitter le sous-continent. Immediatement le mouvement nationaliste demande le rattachement de Chandernagor à l'Inde. Après deux années de luttes et d'atermoiements, il obtient gain de cause suite a sa victoire indiscutable au referendum du 19 juin 1949. En définitive, le mouvement nationaliste chandernagorien a su profiter de la situation unique de la ville pour établir avec le pouvoir colonial français une sorte d’équilibre, dont il a parfaitement profité : Chandernagor devient ainsi, avant l'Indochine, la première colonie à se séparer de l'union française