Thèse soutenue

Étude en immunofluorescence et immunohistochimie des systèmes a monoamines dans le névraxe d'un cyclostome (lampetra fluviatilis) : Approche évolutive

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Auteur / Autrice : Mohamed Mahouche
Direction : Jacques Reperant
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie
Date : Soutenance en 1998
Etablissement(s) : Paris, Muséum national d'histoire naturelle
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la nature et de l'Homme - Évolution et écologie (Paris)
Jury : Président / Présidente : Jacques Reperant
Examinateurs / Examinatrices : Sylvie Dufour, Monique Krieger, Jacqueline Pierre
Rapporteurs / Rapporteuses : Mohamed Kamal Bennis, Philippe Vernier

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le but de cette étude a été d'analyser, par le biais d'une approche immunohistochimie et en immunofluorescence, les systèmes a monoamines dans le névraxe d'un agnathe actuel (lampetra fluviatilis). Ce travail constitue la première description exhaustive de ces systèmes chez les agnathes. L’analyse comparative de nos données avec celles de la littérature concernant les gnathostomes révèle que, quelles que soient les espèces considérées et leur position dans la phylogénie, le système à sérotonine apparait dans son ensemble construit selon un même plan d'organisation. De plus, cette analyse indique qu'au cours de l'évolution, les ensembles neuronaux à sérotonine régressent au niveau diencéphalique pour se complexifier au niveau rhombencephalique. Les systèmes à catécholamines chez Lampetra fluviatilis ont été, dans un premier temps, analyses par les méthodes de chromatographie liquide à haute pression (HPLC). Il a été ainsi montre que le névraxe de lampetra fluviatilis comporte une forte concentration de dopamine, de faibles traces d'adrénaline et l'absence de noradrénaline. Dans son ensemble, le plan d'organisation du système a dopamine du cerveau de lampetra fluviatilis montre des similitudes mais aussi des différences avec celui des gnathostomes. Ainsi chez la lamproie, le plus grand nombre de cellules DA-ir s'observe dans l'hypothalamus, ce qui est également le cas pour les poissons et les amphibiens. A l'inverse, il n'existe, chez la lamproie, aucun neurone DA-ir dans le tegmentum mesencephali, alors que ce type de neurone forme dans cette région une population très importante chez les amniotes. Chez les lamproies et les téléostéens, le nombre de cellules en contact avec le liquide céphalo-rachidien est important au niveau hypothalamique, alors que les cellules « D » y sont absentes. Un phénomène inverse est observé chez les mammifères.