Thèse soutenue

Entre hagiographie et histoire, les origines d'une confrérie musulmane maghrébine : la Tijâniyya (1781-1880)

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : al-Ǧīlālī alʿAdnanī
Direction : Jean-Louis Triaud
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance en 1998
Etablissement(s) : Aix-Marseille 1
Partenaire(s) de recherche : Autre partenaire : Université de Provence. Faculté des lettres et sciences humaines (1969-2011)

Mots clés

FR

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

La strategie du fondateur de la tijaniyya s'inscrit dans la mouvance de l'heritage confrerique et se range avec ce qu'on appelle la vague des saints feconds : ahmed ibn idris (1837), al-'arbi al-derqawi(m. L839) et muhammad ben'ali al-sanusi(m. L859). Pour etudier les origines de la confrerie tijaniyya et sa diffusion, il faut prendre en consideration son cadre socio-economique, politique et culturel. Il suffit de dire que sans le depart contraint d'ahmed al-tijani d''ayn- madi, la confrerie n'aurait pas ete creee, elle ne s'y serait pas etablie si les opposants n'en avaient pas ete chasses et elle n'aurait pas ete accueillie favorablement au maroc sans l'opposition des autres confreries au sultan m. Sulayman (1792-1822). Cette introduction vise a preciser ces differents points, tout en proposant des lignes directrices et de remises en perspective. La personne du fondateur incarnait a la fois le juriste, le sufi et aussi le thaumaturge et le connaisseur de l'alchimie et de la science des lettres. Cette confrerie avait pris des colorations doctrinales et des positions politiques contradictoires, au cours de ses deplacements entre l'algerie et le maroc et avec la conquete francaise. Il suffira de rappeler ici que, si les tijani-s de tlemcen, marques par les idees mahdistes sont alles jusqu'a fomenter des insurrections dans la region de tlemcen et pres des frontieres algero- marocaines et promettre l'expulsion des francais jusqu'au dernier, ceux d''ayn-madi et tamasin sont alles dans leur collaboration, jusqu'a ''deposer la baraka au seuil de l'administration coloniale''. Comment expliquer la polyvalence de cette confrerie qui se declare superieure aux autres tariqa- s , et celle de son fondateur qui se declare le sceau des saints ?