Thèse soutenue

Représentations du même dans les romans de John McGahern

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Auteur / Autrice : Anne Goarzin
Direction : Jean Brihault
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature française
Date : Soutenance en 1997
Etablissement(s) : Rennes 2

Résumé

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Les répétitions multiformes qui apparaissent dans les romans de John McGahern, nous amènent à définir leur forme et leur sens, qu'il s'agisse de représentations a l'identique de certaines scènes, ou de variations a priori insignifiantes. McGahern met en oeuvre une multiplicité de moyens littéraires pour représenter la banalité du quotidien dans l'Irlande rurale des années cinquante. La reprise a lieu au niveau verbal (leitmotive, rituel des prières et des cérémonies catholiques, toponymes et patronymes irlandais récurrents), et visuel (images rituelles, révélations soudaines d'images inconscientes). Par-delà ce constat de répétition, il conviendra de classer et d'analyser les rapports entre ces répétitions. Cette étude se fera a l'échelle d'un seul texte, qui bien souvent présentera des caractères auto- référentiels frappants ; ou plus largement a celle des cinq romans, entre lesquels se tissent des réseaux d'images, et ou le sens se lit dans une perspective transtextuelle, que l'on complètera parfois par une lecture intertextuelle évidente (avec Joyce en particulier), tissant sans cesse un sens nouveau. On étudiera d'abord l'aspect visuel de la reprise dans les romans de McGahern, en se penchant sur le sens d'une iconographie prégnante dans un univers religieux. La multiplication des signifies a tendance a atténuer la fonction symbolique des objets et a annuler toute distanciation de la part du sujet. Il conviendra alors d'examiner comment, de soumis au regard de l'autre et a la convention, le sujet se pose comme représentant, sans pour autant échapper a des schémas répétitifs ou trouver d'issue a la reprise. C'est pourtant la différence dans la répétition qui se fait jour ici, tout en prenant le risque de la généralisation dans l'usage collectif (le stéréotype). On verra enfin que de la répétition maîtrisée naît un plaisir, celui, sinon, de la compréhension du pourquoi de la répétition, du moins celui du comment, c'est-à-dire de ses ficelles littéraires