Les terrasses d'Orsol de M. Dib : écriture et intertextes
| Auteur / Autrice : | Mohammed Khlifi |
| Direction : | Beïda Chikhi |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Lettres |
| Date : | Soutenance en 1997 |
| Etablissement(s) : | Paris 13 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Les terrasses d'orsol de m. Dib est un bon exemple de depassement des oeuvres de la pre-independance axees sur la denonciation et l'affirmation de l'identite. A la lecture des terrasses d'orsol, on va, en fait, a la rencontre des oeuvres universelles comme celles de samuel beckett avec molloy, de dino buzzati avec le desert des tartares, de friedrich nietzsche avec ainsi parlait zarathoustra, et surtout de julien gracq avec le rivage des syrtes dont les points de similitude avec le recit de m. Dib sont frappants. De meme le recit des terrasses d'orsol assure une traversee de divers champs culturels, en l'occurrence l'hypotexte nietzcheen dont certains themes sont tres sollicites dans ce travail ; citons, par exemple, le theme de l'eternel retour et le lien qui l'unit a la parole : nommer n'est-il pas appeler a venir, appel qui recommande ? l'ecriture n'est-elle pas soumise aussi a ce ''re'' du retour ? l'ecrivain, en repetant son acte, ne pose-t-il pas la question de l'etant de la presence de sont art ? la reponse a ses questions pourrait se resumer a cette alternative : ecrire a n'en plus finir, finir d'ecrire, pour n'en plus finir avec l'ecriture. Cette conception-ci est donc celle de la solitude et du desarroi de l'ecrivain qui tente doublement de se tenir face aux mots : a la fois produisant infiniment le texte, et l'interrompant pour mieux le dire ; en fait, l'ecrivain y joue sa vie. A l'instar de ce je-ecrivant du recit qui se laisse prendre dans un jeu de roles tragique ou il est a la fois acteur et observateur, l'espace-temps de ce jeu est ambivalent, structure et ouvert sur un ailleurs mystique et plein de promesses ; de meme cet espace-temps se reclame d'un univers carnavalesque ou le je-ecrivant se trouve piege dans son propre jeu : promu, dechu et sacrifie comme bouc emissaire d'une societe en passe de tomber en decadence et favorable au surgissement du dernier homme dibien ayant pour visee la transgression de cet espace et l'atteinte de ce qui est tout-autre.