Instituteurs algériens : réalité et discours
| Auteur / Autrice : | Youcef Maache |
| Direction : | Rodolphe Ghiglione |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Soutenance en 1997 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Deux questions cles ont constitue la trame et l'axiomatique de notre recherche: a savoir est-ce que la formation des enseignants dans les instituts technologiques de l'education est en mesure de fournir a l'ecole algerienne des instituteurs capables de juguler le flot massif des echecs et des deperditions scolaires ? et est-ce que ces instituteurs sont motives pour embrasses la profession enseignante ? differentes techniques d'approche ont ete utilisees pour repondre a ces questions : des entretiens, des questionnaires, une experience de simulation, le blason, l'analyse du discours a l'aide des logiciels a. P. D. Et tropes, etc. Les resultats auxquels nous sommes arrives sont edifiants a plus d'un titre. La formation presente des insuffisances qui ne lui permettent pas de pretendre a la formation d'instituteurs capables de prendre en charge les eleves et de pallier a leur echec. Les instituteurs ne sont pas motives pour la profession en question. Leur motivation est de type individualiste. Ils ont choisi cette voie beaucoup plus par depit que par vocation. C'est parce qu'ils n'ont pas trouve d'autres opportinites que leur choix s'est porte sur l'enseignement. Par ailleurs, les garcons, pour des raisons liees, nous nous en doutons pas, a la crise que traverse actuellement l'algerie, pensent que la solution de l'echec scolaire reside dans le retour de l'ecole aux valeurs ancestrales et religieuses. En revanche, les filles estiment que la solution a ce malaise est du ressort des politiques et responsables du secteur educatif qui, depuis l'avenement de l'independance nationale, n'ont fait, par leurs decisions irresponsables et egoistes, que plonger, chaque jour un peu plus, l'ecole algerienne dans les profondeurs du marasme et des crises.