À la mer comme au ciel : Charles-François Beautemps-Beaupré (1766-1854) et la naissance de l'hydrographie moderne (1750-1850) : Ou, l'émergence de la précision en navigation et dans la cartographie marine en France : de l'empirisme à la science de la route et du point. Comparaisons ponctuelles avec la Grande-Bretagne, première puissance maritime du monde
| Auteur / Autrice : | Olivier Chapuis |
| Direction : | Jean Meyer |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1997 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Résumé
Intitulée une naissance difficile (1750-1791), la première partie propose un état des lieux de la navigation et de la cartographie en France (avec des comparaisons ponctuelles en Grande-Bretagne), lequel intègre les principaux acquis depuis la fin du XVIIème siècle. La quête de la longitude à la mer, l'incontournable référence de la cartographie terrestre, la formation des navigateurs, les premières dispositions législatives en matière de production et de diffusion, au moment même où l'institution hydrographique se développe (en France), sont évoquées au même titre que les enjeux stratégiques et commerciaux ou que les développements méthodologiques et instrumentaux des dernières années de l'Ancien Régime, contemporains de la formation scientifique de Beautemps-Beaupré. . . Grâce à ce dernier, l'expédition d'Entrecasteaux (premier chapitre de la seconde partie, intitulée l'hydrographie moderne, 1792-1850) est le véritable laboratoire de l'hydrographie moderne. Son objet touche évidemment au domaine stratégique, comme le montre notamment le sort des documents que se disputent la France et Angleterre. La documentation hydrographique est précieuse dans le domaine du savoir-faire colonial. . . Comme dans celui du faire savoir. Néanmoins, cette hydrographie de combat n'est jamais aussi capitale qu'en période de conflit, en l'occurrence pendant les guerres de l'Empire. Ces enjeux considérables ne pouvant plus être envisagés que par des puissances nationales, ils supposent une organisation étatique de l'hydrographie, telle qu'elle existe encore aujourd'hui. Enfin, l'analyse de la méthode mise au point par Beautemps-Beaupré sert de fil conducteur au traitement de la réalisation d'une carte marine. Pour être transmise, cette méthodologie suppose des textes théoriques et pratiques, comme la mise en place d'une véritable filière de formation. Cette transmission est une condition au développement de l'hydrographie moderne. Encore faut-il que les cartes soient utilisées. . .