Hétérogénéité des travailleurs et dynamique du chômage
| Auteur / Autrice : | Yannick L'Horty |
| Direction : | Jean-Pierre Laffargue |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences économiques |
| Date : | Soutenance en 1997 |
| Etablissement(s) : | Paris 1 |
Mots clés
Résumé
Le niveau moyen du chômage et sa répartition entre les différentes catégories de travailleurs sont rarement reliés dans les analyses économiques du chômage. Les théories contemporaines du chômage n'accordent généralement aucune place ou parfois une position tres péripherique à l'héterogénite du marché du travail, comme si la concentration du chômage sur quelques catégories de travailleurs n'avait pas de conséquence au niveau macro-économique. Inversement, les explications du chômage des travailleurs peu qualifiés mettent en avant essentiellement des déterminants purement catégoriels, telle la concurrence des pays à bas salaires ou l'existence d'un biais technologique favorisant le travail qualifié. Structure du chomage et chômage structurel constituent deux objets de recherche assez cloisonnés. L'objet de cette thèse est de préciser les relations entre le niveau moyen du chômage et sa répartition entre les différentes catégories de travailleurs. Il s'avère que ces relations diffèrent à court et à long terme. À court terme, une montée du chômage conjoncturel réduit la dispersion du chômage par qualification ce qui exerce des effets dépressifs qui entretiennent le chômage conjoncturel. La variance des taux de chômage catégoriels est ainsi une variable pro-cyclique qui joue le rôle d'un amplificateur de conjoncture. Son effet transite par la formation des salaires, de la productivité, et de la consommation et est empiriquement confirmé dans le cas de la France depuis le milieu des années quatre-vingt. à long terme, la montée du chômage structurel se traduit par un accroissement des disparités face au chômage qui renforce son aspect structurel. Le chômage catégoriel est à la fois une composante et une résultante du chômage structurel. Une politique de l'emploi ciblée sur certaines catégories de travailleurs est donc susceptible de réduire le niveau du chômage structurel en modifiant sa structure.