Thèse soutenue

Pensées de l'extériorité : Levinas Blanchot

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Auteur / Autrice : Eliane Fueri
Direction : Dominique Janicaud
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance en 1997
Etablissement(s) : Nice
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Éliane Escoubas, Daniel Charles

Résumé

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Levinas rompt avec la tradition philosophique occidentale dominée par la question de l'être, fondée sur l'ego cogito comme origine de la connaissance dans le présent de l'évidence. Il exprime que la philosophie première n'est pas l'ontologie, la phénoménologie, mais l'éthique. Des lors, la pensée vise ce qui la déborde, l'extériorité absolue : l'infini, le visage, dieu. Le retrait de la présence commun à Blanchot et Levinas, laisse surgir une pensée de la trace - chez blanchot l'"effroyablement ancien", le "désastre" - qui exprime un passé immémorial. Les notions en rapport d'analogie de Levinas à Blanchot : l'infini, la trace, le neutre, le désastre, l'"effroyablement ancien" ont trait à l'impensable, à l'extériorité entendue comme ce qui déborde la sphère de la conscience. Ces termes se comprennent dans leur éloignement du mot être et de la possibilité d'un présent. L'"effroyablement ancien" en rapport chez Blanchot avec le mouvement de l'éternel retour dérobe le présent, substitue à l'être la force dont l'intimité est extériorité, jeux de libres intensités constituant l'espace du dehors. L'écriture de Blanchot exprime ce mouvement vers l'extériorité disant l'obscur sans le mettre à découvert