Thèse soutenue

Systématique phylogénétique et test d'hypothèses biogéographiques chez les lophopidae (hemiptera, fulgoromorpha)

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Auteur / Autrice : Adeline Soulier-Perkins
Direction : Thierry Bourgoin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie
Date : Soutenance en 1997
Etablissement(s) : Paris, Muséum national d'histoire naturelle
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la nature et de l'Homme - Évolution et écologie (Paris ; 1995-....)
Jury : Président / Présidente : Loïc Matile
Examinateurs / Examinatrices : Thierry Bourgoin, Claude Caussanel, H. Duffel, Hannelore Hoch
Rapporteurs / Rapporteuses : Armand de Ricqlès, Michael R. Wilson

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Un travail de systématique dans le sens riche du terme est ici propose avec pour modelé une famille de fulgoromorpha : les lophopidae. Tout d'abord sont présentes l'historique de ce groupe ainsi que son approche taxinomique. Ce travail se poursuit par l'étude morphologique des lophopidae afin de dresser une matrice de caractères portant sur la capsule céphalique, les pattes, les ailes et les appareils génitaux mâle et femelle. La méthode cladistique utilisant un logiciel de parcimonie a été utilisée pour traiter ces données. Cette analyse phylogénétique montre que : 1) le groupe des lophopidae sensu metcalf est paraphyletique ; les genres hesticus et silvanana doivent être retires de cette famille qui alors se divise en quatre grands clades : carriona+, makota+, bisma+ et lophopini ; 2) les perturbations de topologies de l'arbre phylogénétique en fonction de l'ordre d'entre des extra-groupes peuvent être résolus avec la méthode de barriel et tassy (1996). Dans ce cas très précis l'introduction d'hesticus et silvanana dans l'extra-groupe stabilise la topologie ; 3) l'impact de certains groupes de caractères montrent, s'il était besoin, la nécessite de considérer l'holomorphe dans l'établissement des phylogénies. L’hypothèse phylogénétique retenue a servi de référence pour optimiser et proposer des scenarios évolutifs dans le cas de caractères pour qui réversion et convergence pouvaient être également envisagées et en biogéographie historique. Il apparait que la séparation entre le genre carriona et son groupe frère (tous les autres lophopidae) remonte à moins de 56 millions d'années. Les groupes bisma+ et makota+ se sont différencies lors de la fragmentation de l'arc ouest du pacifique, il y a moins de 42 millions d'années et enfin, les lophopini alors isoles dans le sud-est asiatique se sont diversifies avec un succès certain jusqu'à atteindre l’Afrique et l’Australie.