La peinture européenne à la cour des premiers Stuarts, 1603-1649 : esthétique et politique
| Auteur / Autrice : | Chrystèle Orcel |
| Direction : | Gérard Labrot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1997 |
| Etablissement(s) : | Grenoble 2 |
Mots clés
Résumé
L'examen de la reussite des amateurs anglais et du foisonnement de portraits s'articule autour de trois etapes. De 1603 a 1632, la cour s'affirma avec ses collections et ses portraits qui s'ecarterent, grace a rubens notamment, d'une esthetique rigide. La famille royale fut desunie, en particulier au sujet du dilemme entre la guerre et la paix face au continent. De 1632 a 1641, de l'installation a londres de van dyck a sa mort, la peinture refleta la vision d'un monde pacifie nourrie par charles ier, qui s'entendit avec l'espagne et le vatican, tandis que les nobles multipliaient les coups d'eclat (achat du cabinet della nave par hamilton. . . ). Charles et ses courtisans beneficierent de la metamorphose des portraits d'apparat, en armure et familiaux orchestree par van dyck, dont la connaissance de titien fut cruciale pour son ideal de la grace. Alors que trois portraits equestres de van dyck voient triompher le roi et qu'a la maison de la reine a greenwich furent loues la paix et les arts par gentileschi, les aristocrates poserent pour des portraits amicaux et amoureux. Les projets mythologiques pour greenwich commandes a jordaens et reni echouerent alors que grandissaient les tensions. Durant la guerre civile, dobson portraitura des royalistes, walker et lely des parlementaires ; cooper s'imposa aupres des deux camps et d'autres montrerent les refuges de la sociabilite. Le reflux des oeuvres collectionnees s'opera vers bruxelles (archiduc leopold-guillaume), madrid (philippe iv) et paris (mazarin et jabach). Ceci ne correspond pas a la geographie qui prevalut de 1603 a 1641 (flandres et provinces-unies fournissant des artistes et l'italie des oeuvres), periode marquee par la dualite entre l'eclat des courtisans (arundel, buckingham. . . ) et les ruptures dues aux stuarts. La peinture n'apparait pas pleinement comme un instrument qui aurait servi a legitimer un pouvoir royal dont les prerogatives furent combattues, et qui fut finalement aboli.