Etude de la cellulolyse bactérienne dans le caecum des équidés : variations de la population bactérienne liées à l’âge et à l'alimentation : caractérisation de l'espèce bactérienne cellulolytique dominante : interactions avec une espèce non cellulolytique caécale
| Auteur / Autrice : | Albane Jourda de Vaux de Foletier |
| Direction : | Charles Diviès |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de l'alimentation, microbiologie |
| Date : | Soutenance en 1997 |
| Etablissement(s) : | Dijon |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Le tube digestif du poulain est colonisé dès les premières heures de vie à un niveau semblable à celui de l'adulte. Les bactéries cellulolytiques s'installent également à ce moment, comme pour les ruminants, tandis que, pour d'autres herbivores monogastriques, elles ne s'implantent qu'au sevrage. Les bactéries cellulolytiques sont cent fois moins nombreuses dans le caecum d'âne ou de poney que dans le rumen de bovin ou d'ovin, pour un même régime et pour des adultes. Les variations du régime alimentaire modifient leur nombre. Les régimes riches en cellulose et en azote inorganique favorisent leur développement. Les dix souches de bactéries cellulolytiques isolées du caecum présentent des propriétés métaboliques qui les différencient des souches ruminales de ruminococcus flavefaciens. Les profils générés par PCR-RFLP de l'Adnr 16S d'un premier groupe de souches montrent des similarités avec ceux de souches de référence de R. Flavefaciens, elles pourraient constituer une nouvelle espèce de ruminocoques. L'analyse des profils du second groupe de souches n'a pas permis de préciser leur relation phylogénétique avec les autres souches caecales ni avec les souches de référence de R. Flavefaciens. Des bactéries du genre enterococcus ont également été isolées. Elles présentent une nouvelle combinaison de caractères. La séquence de leur Adnr 16S démontre qu'elles appartiennent à une nouvelle espèce nommée E. Asini. La co-culture sur substrat soluble d'une souche de R. Sp. Du premier groupe et d'E. Asini présente des propriétés intéressantes si on se réfère à la physiologie du caecum. En effet, dans les trois premiers jours, Enterococcus Asini libère principalement du lactate dans le milieu. Entre le troisième et le quatrième jour, la co-culture réutilise une partie de ce lactate. Ces observations restent à confirmer in vivo. L'association de ces bactéries au niveau du caecum permettrait de diminuer les acidoses lactiques dans le caecum des équidés.