Thèse soutenue

La maladie des points noirs de l'artichaut (Cynara scolymus L. )

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Auteur / Autrice : Jean-Michel Morzadec
Direction : Annick Hourmant
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques fondamentales et appliquées
Date : Soutenance en 2011
Etablissement(s) : Brest

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Depuis le début des années 1970, il est fait état de la présence de nécroses localisées sur des réceptacles d'artichauts. Cette maladie communément appelée « le point noir » de l'artichaut a fait l'objet d'investigations en microscopie photonique et électronique a transmission. L’hypothèse d'une infection mycologique, bactérienne, virale ou phytoplasmique comme raison initiale déterminante de la formation du point noir a pu être exclue. Une attention particulière a été portée aux deux virus latents de l'artichaut (Artichoke Latent Virus et Artichoke French Latent Virus) qui infectent la quasi totalité des plants en conditions naturelles, sans en être les agents responsables ; il existe en effet une très nette corrélation entre leur présence et le pourcentage de nécroses. Ces agents pathogènes, révélés par tests Elisa, affectent l'état hydrique de l'artichaut et produisent un dysfonctionnement dans la répartition des ions de la plante. En effet, les analyses ont révélé une teneur moindre en calcium au niveau des réceptacles de plants viroses et des réceptacles ayant une nécrose. L’application d'antitranspirant et la protection des plants contre le vent, montre une augmentation de la teneur en eau relative des feuilles et des bractées, une augmentation de la teneur en calcium du réceptacle et un abaissement significatif du pourcentage de capitules malades. La maladie des points noirs de l'artichaut serait donc une maladie physiologique due à une déficience en calcium. La culture de plants d'artichaut indemnes de virus serait susceptible d'abaisser le pourcentage de capitules malades. Cependant, la faible proportion de vitroplants qui s'enracinent s'avère problématique. L’adjonction au milieu de culture d'une phytohormone peu connue pour ses propriétés rhizogènes : la gibbérelline A3, a permis d'améliorer considérablement le pourcentage de plants enracines.