Relations statistiques et temporelles entre structures magnétiques et structures brillantes de petite échelle dans la photosphère solaire
| Auteur / Autrice : | Marc Montagne |
| Direction : | R. Muller |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physique solaire |
| Date : | Soutenance en 1996 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
En dehors des regions actives, le champ magnetique a la surface du soleil se trouve principalement sous la forme de tubes de flux verticaux. Ces tubes de flux sont associes aux points brillants du reseau. Ces structures de faible dimension (leur diametre est inferieur a 300 kilometres) sont tres difficiles a detecter. Au cours de leur vie, elles subissent des concentrations qui augmentent leur intensite jusqu'a des niveaux tres eleves de un ou deux kilogauss et deviennent tres brillantes. Pour comprendre le processus de concentration du champ magnetique, une analyse statistique des correlations entre le champ magnetique, l'intensite des structures photospheriques et le champ de vitesse a ete effectuee. Il semble qu'il existe une grande diversite de tubes de flux allant des structures grandes et sombres aux petites et brillantes. L'evolution des elements magnetiques du reseau photospherique, des points brillants qui leur sont associes, ainsi que des granules qui les entourent, a ete etudiee. La bonne resolution spatiale des observations (0,4 seconde d'arc) a permis d'identifier plusieurs points brillants isoles dans le cur de la raie ainsi que les structures magnetiques associees dans les magnetogrammes. La serie temporelle montre que tous les elements magnetiques sont associes a des points brillants, meme si parfois, les deux ne sont pas visibles simultanement. L'hypothese faite par muller et roudier (1992) a ete confirmee: les points brillants sont formes a partir de champ magnetique preexistant sous forme diffuse dans un espace intergranulaire. Nos resultats s'expliquent parfaitement par le modele de tube de flux de steiner et al. (1996), que l'on confirme donc. L'importante luminosite des points brillants semble provenir d'apport d'energie mecanique, en plus du transfert radiatif lateral habituel.