Thèse soutenue

Une blessure posthume : the garden of eden, le manuscrit d'ernest hemingway

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Auteur / Autrice : Jamileh Talebizadeh
Direction : Robert Silhol
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études nord-américaines
Date : Soutenance en 1996
Etablissement(s) : Paris 7

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Ce travail, fonde sur les manuscrits du roman d'hemingway, the garden of eden, cherche a la fois a rendre compte du texte original, qui differe considerablement de l'ouvrage publie a titre posthume, et a offrir une approche psychanalyti que de ses preoccupations. La premiere partie examine le travail de l'editeur du roman qui a effectue des coupures drastiques dans le texte d'hemingway et qui, ce faisant, a ote ou obscurci une serie de questions importantes : les references a proust, le theme biblique du paradis et de la chute; la fascination pour l'oeuvre de jerome bosch et l' interet qui en decoule pour les sept peches capitaux. La deuxieme partie avance l'hypothese que la fascination pour l'androgynie dans le manuscrit est une tentative de ''refus'' de la reconnaissance de la difference sexuelle. Les personna ges du roman se posent constamment en membre d'un sexe ''ideal'' qui mele traits feminins et masculins; cependant, ils se mettent dans une position ou ils n'ont pas de sexe du tout. L'interet recurrent du texte pour l'inceste, la gemellite et le double est lie a cette tentative d'echapper a la sexualite. La blessure, la troisieme partie examine le theme de la blessure symbolique a la fois dans ce roman et dans les oeuvres anterieures d'ernest hemingway. Les divers manuscrits de the garden of eden devoile la blessure en soulignant les coupes de cheveux et les coupures de journaux. Ce theme est developpe plus profondement dans le recit africain, ou la blessure de l'elephant fait figure de condensation metaphorique de toutes les coupures presentes dans le roman. Par une complexe serie d'associations, l'elephant devient le double de tous les personnages principaux, montrant ainsi que finalement ils sont tous semblables, ce qui montre un ''refus'' de la castration.