Thèse soutenue

Les jardins en Extrême-Orient et l'esthétique du tao, du qi, du zen, et du kong : étude comparative

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Auteur / Autrice : Jungwook Park
Direction : Flora Blanchon
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Art et archéologie
Date : Soutenance en 1996
Etablissement(s) : Paris 4

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Cette thèse présente une analyse des jardins coréens à travers une étude comparative des jardins d'Extrême-Orient. Après avoir examiné le jardin chinois et japonais, j'ai essayé de montrer comment le jardin coréen s'inscrivait dans l'art des jardins en Extrême-Orient. Si le prototype du jardin chinois est avant tout d'inspiration taoïste, ce modèle architectural n'a pas connu ce succès au Japon sauf à l'époque Heian (794-1185). Là, c'est le jardin artistique zen, correspondant au développement du bouddhisme, qui s'impose et reste très présent de nos jours; tandis qu'en Chine, à partir de l'époque des Song (960-1279) et pendant les dynasties suivantes, l'esthétique du qi exerce une influence prédominante dans l'art des jardins. En Corée, on trouve aussi des jardins son (zen) mais c'est surtout autour du concept de vide que les architectes articulent leurs créations. De fait, ces quatre notions de tao, de qi, de zen et de kong (vide), ont une connotation philosophique, religieuse et esthétique et sont la source d'inspiration de toutes les expressions artistiques en Extrême-Orient. J'ai essayé de voir comment l'art des jardins pouvait les traduire.