Thèse soutenue

Du tekoha à la réduction jésuite : trajectoire guarani du XVIe au XVIIIe siècles

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Patricia Gaulier
Direction : José Garanger
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance en 1996
Etablissement(s) : Paris 1

Mots clés

FR

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Les guarani, horticulteurs de la foret subtropicale sont originaires de l’Amazonie. Il y a environ 2000 ans, ils amorcèrent leur extension vers le sud du Brésil, le long du littoral et des grands fleuves. Les premiers européens entrèrent rapidement en contact avec ces groupes, principalement dans la région du Rio de La Plata. Notre étude privilégie les guarani car nous pouvons appréhender l'étendue de leur trajectoire depuis la période néolithique puis, durant les premiers contacts avec les européens au XVIe siècle, enfin pendant la période des réductions jésuites, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Soulignons qu'à l'heure actuelle, même dans des conditions de vie précaires, les populations guarani sont toujours présentes. Les réductions jésuites, mises en place au XVIIe siècle, représentent un espace privilégié où les contacts entre deux cultures, éloignées dans le temps et l'espace, ont donné naissance à un mode de vie exclusif, imprégné du choc et de la rencontre de trois fronts culturels: les guarani, les jésuites et les premiers contacts européens du XVIe siècle. Afin d'avoir une vision plus entière de la trajectoire guarani, nous avons utilisé toutes les données concernant ces populations ou des groupes proches. Nous pensons que seule une approche pluridisciplinaire rend possible une vision plus complète. Les données de base restent essentiellement les témoignages des chroniqueurs, en ce qui concerne le XVIe siècle, puis les textes et correspondances des jésuites pour la période des réductions. Nous insistons sur les apports fondamentaux de l'archéologie pour la période néolithique mais aussi pour l'étude des réductions jésuites. C'est à travers l'étude des bouleversements de la culture matérielle recueillie en fouilles, (les outils, les techniques d'acquisition des ressources, l'organisation spatiale etc. ), mais aussi dans la persistance de certains traits, que nous pouvons étudier et comprendre les impacts provoqués par la rencontre et la cohabitation de ces cultures différentes.