Thèse soutenue

Phospholipases A2, acides gras polyinsaturés et régulation de la prolifération des cellules utérines stromales de rat en culture

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Auteur / Autrice : Christian Tessier
Direction : Christian Laugier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biochimie
Date : Soutenance en 1996
Etablissement(s) : Lyon, INSA
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Interdisciplinaire Sciences-Santé (Villeurbanne ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : LBP - Laboratoire de Biochimie et Pharmacologie (Lyon, Rhône1996-2003)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Les objectifs de ce travail étaient de préciser l’implication des PLA2 et des acides gras polyinsaturés dans la régulation de la prolifération d’une lignée de cellules stromales non transformées d’utérus de rate : les cellules UIII. Nous avons montré, par une étude pharmacologique, que l’inhibition des PLA2 bloque de manière réversible et dose-dépendante la croissance des cellules UIII. Les inhibiteurs de cyclooxygénases, de lipoxygénases et de cytochrome P450 époxygénase sont sans effet, ce qui suggère que les dérivés oxygénés de l’acide arachidonique ne sont pas directement impliqués. Les cellules UIII expriment différentes PLA2 mais seule la PLA2-I exerce un effet prolifératif dose-dépendant. La concentration intracellulaire de cette enzyme, et plus spécifiquement sa concentration nucléaire, diminue lorsque les cellules passent d’un état de prolifération active à la confluence. Deux modes d’action ont alors été envisagés pour expliquer l’effet prolifératif de cette PLA2 : (1) un mode indirect, via les acides gras libérés. Nous avons montré que l’acide arachidonique stimule la croissance des cellules UIII alors que l’acide docosahexaénoïque l’inhibe fortement et de manière dose-dépendante. Cependant, nos résultats montrent qu’il n’y a pas de lien direct entre cet effet de l’acide arachidonique et les observations précédentes. (2) un mode direct, via la liaison de la PLA2-I à son récepteur. Les cellules UIII possèdent un récepteur membranaire de la PLA2-I et internalisent l’enzyme liée au récepteur. Nous avons montré que la densité de ces récepteurs diminue très fortement lorsque les cellules progressent vers la confluence, ce qui conduit à une réduction de la concentration intracellulaire de la PLA2-I. Dans les cellules non confluentes, l’enzyme internalisée migre, de façon très originale, autour et/ou dans le noyau. Ces résultats ouvrent de nouvelles voies dans la compréhension du rôle de la PLA2-I et de son récepteur dans la régulation de la prolifération cellulaire, l’enzyme pourrait jouer un rôle de cytokine ou de facteur de croissance.