Thèse soutenue

Recherches sur la langue poétique latine : nature et fonctions de la métaphore dans l'épopée pré-virgilienne (Ennius, Lucrèce, Catulle)

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Auteur / Autrice : Jean-Marc Vergé-Borderolle
Direction : Lucienne Deschamps
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire, langue et littérature latines
Date : Soutenance en 1996
Etablissement(s) : Bordeaux 3

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Lorsqu'on s'emploie a lire la poesie latine en adoptant, autant que faire se peut, le point de vue d'un lecteur latin, il s'avere que la metaphore a joue un role capital dans l'elaboration de la poesie epique pre-virgilienne. L'interpretation de l'ecriture metaphorique des trois poetes du corpus prend appui sur une classification heritee de l'ancienne rhetorique mais qui la prolonge, en distinguant, parmi les divers transferts possibles, metaphores externes ( naturalisation, humanisation, artificialisation ) et metaphores internes ( operees a l'interieur du domaine de la nature, de l'homme ou de l'artifice ). Chaque poete exploite a sa facon le potentiel transgressif de l'operation metaphorique. Ennius se signale surtout par son gout pour les durae tralationes, qui participe d'une poetique cultivant volontiers ludisme et polysemie. Lucrece exploite la metaphore sur trois plans habilement articules (didactique, poetique, ideologique ) : toute sa philosophie se reflete dans sa metaphorique. Catulle enfin innove en assignant a la metaphore une fonction subtile dans la trame narrative complexe du c. 64. La comparaison avec les carmina minora de catulle revele qu'a la metaphore, volontiers inventive et affective, s'oppose la metonymie, souvent grandiloquente et conventionnelle, presque totalement absente chez lucrece, bien presente dans le c. 64 de catulle, et qui deviendra dans la premiere moitie du 1 siecle p. C. Le caractere le plus evident de la langue epique latine.