Sur les marges de la filière : les petites exploitations maraichères de Tuxcacuesco (Mexique)
| Auteur / Autrice : | Claude Poilly |
| Direction : | Thierry Linck |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Géographie |
| Date : | Soutenance en 1995 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 2 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Les filieres maraicheres au mexique sont caracterisees par une offre maintenue en dessous de la demande solvable par les acteurs qui dominent les approvisionnements en legumes frais. Les principaux grossistes et les grands maraichers situes au coeur de ces filieres se repartissent l'essentiel de la rente cree par cette situation. Les petits et moyens negociants, les intermediaires et surtout les petits maraichers sont souvent exclus du partage des rentes de monopole repousses a la peripherie de ces organisations ou les risques sont plus eleves. Ces agriculteurs participent a une organisation de la production a l'echelle d'un terroir (l'etude de cas concerne le terroir tuxcacuesco dans le sud du jalisco). La reforme agraire les dote de terre; le gouvernement construit des unites d'irrigation leur permettant de se lancer dans des cultures intensives (les legumes). L'acces aux principales ressources de production (terre et eau) est fonction des relations de pouvoir regnant dans la communaute, la migration et le developpement des cultures maraicheres apportant une nouvelle source d'accumulation. Les risques de production et surtout de commercialisation obligent l'agriculteur a adapter des differentes strategies selon leurs ressources et leur logique d'accumulation. Certains visent une meilleure insertion dans les reseaux commerciaux grace au transport et a l'institution de relations privilegiees avec les negociants. Ils cherchent a se demarquer de la peripherie ou les petits maraichers sont en concurrence. Mais les termes de l'echange restent favorables aux grossistes sauf en cas de penurie, ils restent en mesure de controler le niveau de l'offre globale puisque l'absence de normes de qualite impose le passage physique par les marches aux halles.