Thèse soutenue

La détention provisoire

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Auteur / Autrice : Rachid Khaldi
Direction : Marc Puech
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Droit pénal et sciences criminelles
Date : Soutenance en 1995
Etablissement(s) : Université Robert Schuman (Strasbourg) (1971-2008)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La détention provisoire permet au juge d'instruction de priver une personne de sa liberté, en attente de son jugement. Ce procédé est contraire à la présomption d'innocence. Cependant, la mesure de contrainte s'est imposée comme un mal nécessaire. La réglementation prévue en la matière met en lumière le conflit existant entre deux intérêts contradictoires : ceux de la collectivité d'une part, et ceux de l'individu d'autre part. Conscient de l'enjeu, le législateur français s'est efforcé de trouver un équilibre entre ces forces opposées. En effet, des progrès ont été accomplis : le pouvoir de mise en détention a été limité, les garanties reconnues au détenu provisoire étendues. Toutefois, la détention provisoire reste problématique en raison de sa durée et du nombre des personnes concernées. Les lois du 10 mars 1985, du 30 décembre 1987 et du 04 janvier 1993 ont chacune prévu la création d'une chambre collégiale afin de remédier à ces problèmes. Mais, controversées, ces dernières ne sont jamais entrées en vigueur. Il semble pourtant que les moyens suivants permettraient d'atténuer les effets des difficultés susvisées : 1) recruter des magistrats supplémentaires pour accélérer les procédures, 2) réserver en priorité la détention aux personnes dangereuses, 3) supprimer le motif de l'ordre public comme cause de détention.