Politique des otages et déportation à Auschwitz : le convoi du 6 juillet 1942, dit des ''45000''
| Auteur / Autrice : | Claudine Cardon-Hamet |
| Direction : | Claude Willard |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1995 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
Résumé
Le convoi 6 juillet 1942 est un transport singulier emportant de compiegne vers auschwitz, plus d'un millier d'otages communistes, cinquante juifs et une vingtaine de prisonniers de droit commun. Cette etude se divise en deux parties qui s'articulent autour de la date de depart de ce transport. Les premiers chapitres retracent la mise en place et l'evolution du systeme des otages institue par le commandant militaire en france, a partir d'aout 1941. En represailles des attentats commis par des groupes armes communistes, hitler exige l'execution massive d'otages qu'il complete en avril 1942 par l'ordre de deporter a l'est des otages communistes, juifs et asociaux. Le convoi du 6 juillet 1942 est destine a emporter les otages communistes et ''asociaux'', rassembles a compiegne par l'administration militaire allemande. Les autres chapitres de cette premiere partie montrent comment ces deportations de represailles ont ete preparees et, plus particulierement, de quelle maniere le convoi du 6 juillet 1942 a ete forme. Un ordre de la sipo-sd specifie que ces deportes devront etre places a auschwitz sous le regime des prisonniers nn. La seconde partie s'ouvre sur le recit du transport des ''45. 000'' et sur les conditions particulieres dans lesquelles ceux-ci ont ete integres dans le complexe d'auschwitz. Un second chapitre analyse les raisons pour lesquelles 85% des membres du convoi meurent dans les six mois suivant leur arrivee. Un autre etudie les chances de survie de ces detenus politiques francais dans le principal camp de la solution finale. En decembre 1942, un groupe francais de resistance est cree parmi les survivants. A partir du printemps 1943, la rigueur du regime commence a s'attenuer au camp principal et les ''45 000'' beneficient d'une serie de mesures qui concourent toutes a augmenter leurs possibilites de survie. En 1944, la mort ne frappe plus les ''45 000''.