Thèse soutenue

P40, la protéine majeure de la membrane externe de Klebsiella pneumoniae I-145 : clonage, expression de la protéine recombinante et localisation des domaines responsables de l'activité adjuvante

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Auteur / Autrice : Christine Merle-Poitte
Direction : Gérard Ailhaud
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie et pharmacologie moléculaires
Date : Soutenance en 1995
Etablissement(s) : Nice
Partenaire(s) de recherche : Autre partenaire : Université de Nice-Sophia Antipolis. Faculté des sciences
Jury : Président / Présidente : Gérard Ailhaud
Examinateurs / Examinatrices : Claude Lazdunski, Bernard Rossi
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Pierre Revillard, Hans Binz

Résumé

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L'utilisation de molécules peu immunogéniques, peptides ou oligosaccharides, dans l'élaboration de nouveaux vaccins, nécessite une association à une protéine porteuse et à un adjuvant pour obtenir une réponse immunologique. P40, l'OmpA de Klebsiella pneumoniae I-145 présente des propriétés de porteur/adjuvant, démontrées à l'aide de conjugues réalisés avec différents antigènes : peptides et oligosaccharides. Afin d'utiliser P40 dans la préparation de vaccins, nous avons recherché les séquences impliquées dans l'activité adjuvante de la protéine. Le gène de P40, de 1008 paires de bases, a été cloné et séquencé. La protéine recombinante a été exprimée dans E. Coli sous la forme des produits de fusion BBP40 et BBP40G2ΔC. Ces protéines présentent des propriétés immunologiques analogues à celles de la protéine d'extraction. Pour localiser les séquences responsables du pouvoir adjuvant de P40, trois fragments (1-179, 108-179, 118-179) ont été clonés et exprimés sous la forme BBΔP40G2ΔC. Les études menées avec ces protéines de fusion ont montré que la partie membranaire rendait compte à elle seule du pouvoir adjuvant de P40. L'antigénicité de la protéine réside au niveau du domaine périplasmique et de la première moitié du domaine membranaire. Comme le ciblage de l'antigène sur les cellules présentatrices d'antigène est une façon de potentialiser une réponse immunitaire, nous avons étudié l'interaction de P40 avec une lignée de monocytes-macrophages. L'étude a été réalisée par immunomarquage puis analysé par cytofluorimétrie. P40 interagit directement avec la cellule en se fixant à sa surface. La fixation est rapide. Elle est démontrée sur les macrophages, les splénocytes et les cellules de myélome. L'interaction de P40 avec les monocytes-macrophages se fait par une structure exprimée à la surface des cellules et qui reste à définir. L'identification et l'utilisation des séquences de P40 responsables des propriétés adjuvante et porteuse devraient permettre la réalisation de vaccins recombinants mieux définis