Esquisses d'une éthique pour la société technologique
Auteur / Autrice : | Jean-Yves Goffi |
Direction : | Anne Fagot-Largeault |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Philosophie |
Date : | Soutenance en 1994 |
Etablissement(s) : | Paris 10 |
Résumé
Certains philosophes estiment que le mouvement de la technologie contemporaine est celui d'une puissance nihiliste, obéissant au seul principe: ''tout ce qui peut se faire se fera''. Une telle posture est technophobique. On peut l'interpréter comme l'angoisse éprouvée devant la capacité d'élaborer un monde d'artefacts qui reste partiellement opaque à ses créateurs. Il s'agit de suggérer une attitude plus apaisée a l'égard de la technique. On avance l'hypothèse suivante: la technique est la forme la plus générale prise par toute activité finalisée, humaine ou non. Ses dangers éventuels résultent des risques inhérents à l'activité, et ne sont pas l'effet de l'instauration d'un monde qui obéirait à un ordre propre. En ce sens, il n'est pas certain que l'agir humain ait été transforme en son essence par l'avènement d'une société technologique. Il est toutefois certain que la puissance et la complexité des technologies modernes bouleversent les concepts traditionnels et l'éthique. A la lumière de certains problèmes tires du champ de la bioéthique (diagnostic prénatal, statut de l'animal). . .