Thèse soutenue

La dispersion Ongom-Bakele en Afrique centrale : Esquisse d'anthropologie historique (origines - vers 1930)

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Auteur / Autrice : François Ngolet
Direction : Michel-Marie Dufeil
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance en 1994
Etablissement(s) : Montpellier 3

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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L'objet ultime de cette thèse est de tenter de répondre à la question : pourquoi les Ongom sont si étrangement dispersés par petits paquets sur la bonne partie de l’Afrique centrale ? Une exploitation intensive des traditions orales, sources archivistiques et documents imprimés, nous révélait que cette énigme ne pouvait être élucidée que si l'on prenait en compte la manière dont ce peuple a migré dans cette partie de l’Afrique. Dans leur zone d'origine du sud-ouest congolais, les Ongom développèrent en effet une culture dont la dynamique interne les amena à essaimer lentement sur une bonne partie de l’Afrique centrale. Cette première migration n'était donc que le produit d'une extension de la culture pré-migratoire. Dans cette nouvelle position, les Ongom s'engagèrent activement dans le commerce de traité au XIXe s. Les Fang quittant leurs positions septentrionales venaient les perturber dans leurs établissements au sud, pour les émietter un peu plus dans l'espace. Cette deuxième vague migratoire est le produit d'un conflit économique pour le contrôle des zones stratégiques. De nouveau dispersés, les Ongom allaient subir une série de contraintes émanant de l'administration coloniale. La résistance qui leur fut opposée, obligea les colons français à adopter une politique répressive débouchant sur leur regroupement sur les cours d'eaux et pistes. Les Ongom furent ainsi définitivement fixés dans des zones où nous les connaissons aujourd'hui. En somme, extension culturelle précoloniale, conflits économiques au XIXe s. , et décision politique coloniale tentent d'apporter une réponse provisoire à la problématique centrale de cette thèse.