Thèse soutenue

Monnaie, politiques anti-inflationnistes et chômage : les politiques anti-inflationnistes peuvent-elles s'opposer au développement des chômages?

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Auteur / Autrice : Patrice Bouvet
Direction : Bernard Schmitt
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 1994
Etablissement(s) : Dijon

Résumé

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La majorité des explications habituelles de l'augmentation du niveau général des prix repose sur une idée centrale : l'inégalité de l'offre et de la demande globales. En s'appuyant sur une conception strictement endogène de la monnaie bancaire, il est cependant possible de montrer, d'une part que l'inflation peut être définie, non pas comme un phénomène de déséquilibre mais comme un phénomène "d'enflure", et d'autre part qu'une dimension du chômage ne dépend pas du comportement des agents. Fort de ces constats, cette thèse tend à montrer qu'une réponse négative doit être donnée à la question: "les politiques anti-inflationnistes peuvent-elles s'opposer au développement des chômages?" la première partie de ce travail présente rapidement les explications traditionnelles de l'augmentation des prix, puis essaye de les dépasser en montrant que dans nos économies l'offre et la demande sont les termes d'une identité. La deuxième partie de cette thèse analyse les objectifs, les instruments et les résultats des politiques usuelles de lutte contre l'augmentation du niveau général des prix (politiques monétaires, politiques des revenus, politiques de prix). Enfin, la troisième partie se propose de montrer que le chômage structurel et l'inflation (définie comme un phénomène "d'enflure") ont la même origine, et que par conséquent l'inefficacité des politiques anti-inflationnistes traditionnelles dans la lutte contre l'inflation induit leur difficulté en matière de chômage structurel.