Thèse soutenue

Étude de la réponse cellulaire vis à vis des stades érythrocytaires au cours de l'infection de souris BALB/C par Plasmodium yoelii

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Auteur / Autrice : Bernadette Lucas
Direction : André Capron
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Génie Enzymatique, Bioconversion et Microbiologie
Date : Soutenance en 1994
Etablissement(s) : Compiègne
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale 71, Sciences pour l'ingénieur (Compiègne)

Résumé

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Nous avons étudié les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la défense contre les stades sanguins et dans l'induction de l'immunodépression pendant la malaria à P. Yoelii. Nous avons montré, en utilisant des souris guéries déplétées in vivo en T CD4 ou T CD8, et en testant leur réactivité in vitro contre l'antigène des stades sanguins de P. Yoelii, une plus forte réactivité des cellules T CD8 pendant l'infection primaire alors que les deux sous-populations interviennent après réinfection. La déplétion en cellules T CD4, mais pas en T CD8, entraine la réapparition des parasites chez 25% des animaux réinfectés. Nous avons analysé par PCR les cytokines exprimées par différents nombres de splénocytes, ex-vivo et après stimulation in vitro par l'antigène des stades sanguins ou par les mitogènes des lymphocytes T. Les lymphocytes des animaux en début d'infection ou résistant après réinfection, expriment un large répertoire de cytokines et prolifèrent en présence des antigènes parasitaires, de l'ACM anti-CD3 ou des mitogènes des cellules T. Durant la phase aigue de l'infection, peu de cytokines sont exprimées et la réactivité des splénocytes est diminuée. L'expression des gènes de l'IL-2 et de l'IFN-gamma est corrélée avec le développement de l'immunité contre les stades sanguins du parasite. Nous avons observé 7 fois moins de cellules T dans les rates des animaux infectés comparé aux souris immunes. Pour compenser cette différence, nous avons utilisé des concentrations croissantes de splénocytes dans nos expériences. La diminution de la réponse cellulaire était associée à une faible production d'IL-2, a une diminution du nombre d'IL-2R sur les spénocytes infectés, et que l'IL-2 exogène restaurait partiellement la prolifération. Finalement, nous avons démontré l'existence d'antigènes(s) cross-réactif(s) entre les stades sanguins des Plasmodium murin et humain, reconnu(s) principalement par les cellules T CD8, protégeant partiellement les souris de l'infection par P. Yoelii.