Thèse soutenue

La vie artistique à Céret de 1911 à 1914

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Auteur / Autrice : Véronique Richard
Direction : Mady Ménier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance en 1993
Etablissement(s) : Paris 1

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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A partir de 1884, des artistes parisiens partent se regenerer dans les regions mediterraneennes encore peu connues, la provence, la corse et plus tard, le roussillon. Vers 1900, les sejours en catalogne se multiplient, favorises par des amateurs d'art roussillonnais (certains vivent a paris), et espagnols, qui ouvrent leurs demeurent durant l'ete, a leurs amis artistes, ecrivains, et musiciens. Celles-ci deviennent peu a peu de veritables foyers d'art moderne d'ou emane une activite plus ou moins dense et variee, encourageant les artistes de la region, et preparant un contexte favorable a la naissance d'autres lieux de reunion, tel celui de ceret. En effet, en 1909, un nouveau groupe d'amis s'installa en vallespir, et creera le foyer artistique le plus important en roussillon avant la premiere guerre. La venue en vallespir de l'un des personnages les plus pittoresques de montmartre, manolo hugues, accompagne de deodat de severac, et de franck burty, attira de nombreuses personnalites du monde artistique et litteraire parisien. Ce fut marc lafargue, qui incita les trois amis a l'installer en roussillon, oules rejoignirent bientot, picasso et braque en 1911, qui connurent la une intense periode d'echanges amenant de nouvelles decouvertes picturales les faisant passer du cubisme analytique au cubisme synthetique; puis kisling, marchand, de segonzac, picabia en 1912, enfin herbin, gris, en 1913. Des ecrivains se joignirent egalement a eux, salmon, jacob, basler. . . Quesques barcelonais, junoy sunyer, casanovas, se rendirent aussi a ceret. Les journalistes parlerent alors d'ecole de ceret pour designer ce phenomene qui rassemblait tant d'artistes. En fait, il n'y eut que de simples reunions, qui avaient souvent lieu dans les cafes, au cours desquelles s'echangeaient des points de vue sur l'art, sur le cubisme, mais il n'y eut aucun enseignement. . .