Thèse soutenue

Étude de l'amélioration de la qualité de l'agar par désulfaltation

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Auteur / Autrice : Vincent Henocq
Direction : François Legoffic
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Génie Enzymatique, Bioconversion et Microbiologie
Date : Soutenance en 1993
Etablissement(s) : Compiègne
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale 71, Sciences pour l'ingénieur (Compiègne)

Mots clés

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Résumé

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La production d'agarose à haute valeur ajoutée passe par l'élimination des fractions sulfatées de l'agar. Des augmentations de rendement de la purification peuvent être espérées si on réduit le taux de sulfates de l'agar de départ. Les sulfates de l'agar se divisent en deux catégories selon leur résistance aux bases. Cette distinction correspond aussi à une différence qui s'exprime au niveau de la biosynthèse du polysaccharide. Un certain nombre des sulfates de l'agar sont éliminés par les bases à chaud, mais ce traitement entraîne des dégradations du polysaccharide. Les schémas classiques de dégradation alcaline des polysaccharides s'appliquent dans une certaine mesure à l'agar, mais le pont 3,6-anhvdrogalactose gêne la mise en place des réactions de protection contre les alcalins (formation d'un acide métasaccharinique). Il réduit aussi l'efficacité des traitements visant à réduire cette dégradation. 20 à 30% de la chaîne polysaccharidique est alors détruite lors des traitements nécessaires à la désulfatation de l'agar. Des réactions avec des nucléophiles ont permis d'éliminer efficacement une partie des sulfates, mais elles ne permettent pas d'aboutir à la formation d'agarose. Ces réactions sont limitées en efficacité notamment par la, faible solubilité de l'agar dans les solvants organiques, et leur interprétation est gênée par l'hétérogénéité de l'agar de départ. Des sulfatases d'origines variées sont testées. Seules les enzymes extraites d'agarophytes ont montré une activité de libération de sulfates. Des problèmes de variations saisonnières et de stabilité de cette enzyme ne nous ont pas permis de la caractériser complètement. Néanmoins, les hypothèses sur la biosynthèse de l'agar montrent que de telles enzymes permettraient, si elles étaient exploitées, de libérer le même type de sulfates que la modification alcaline ; l'intérêt pour ce type d'enzyme est donc limité, compte tenu des difficultés rencontrées pour la produire et la caractériser. Nous n'avons pas trouvé d'enzyme exogène susceptible de libérer les sulfates alcalirésistants.