Thèse soutenue

Heidegger et descartes : d'une perspective neocartesienne face a la question de l'etre

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Auteur / Autrice : Philippe Larralde
Direction : Alain Renaut
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance en 1993
Etablissement(s) : Caen

Mots clés

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Résumé

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Heidegger interprete la metaphysique comme "oubli de l'etre" et la modernite inauguree par descartes, la metaphysique de la subjectivite, comme l'approfondissement decisif de cet "oubli". Or, pour f. Alquie, l'affirmation du cogito est au contraire "decouverte de l'etre". Etre contre subjectivite ou etre comme subjectivite? ici apparaissent deux significati ons de la question de l'etre (depassant l'"onto-theo-logie"). L'hypothese du present travail est la suivante : en fonction de cette double signification, la notion heideggerienne d'" oubli de l'etre" est susceptible, appliquee a descartes, d'une double interpretation : - positive : il y a "oubli" par rapport a un terme de reference pose absolument comme hors rationalite (aletheia) et determinant une alternative a la definition cartesienne de la verite comme certitude de la representation. - negative : abstraction faite de cette determination positive, il faut constater que descartes se resigne a l'equivocit e du terme "substance", abandonnant la question scolastique de l'analogie de l'etre entre le fini et l'infini. La specificite de l'interpretation heideggerienne de descartes et de la modernite reside dans la subordination de la seconde signification a la premiere, si bien que la rupture avec la tradition aristotelicienne de l'analogie apparait comme "oubli" encore plus irremediable de l'aletheia; il s'agit ici de montrer qu'il faut penser cette rupture constitut ive de la modernite independamment de l'interpretation globale de l'histoire de la philosophie comme "oubli de l'etre"