La mauvaise transmission de l'euskara et les changement psychosociologiques chez la femme basque
| Auteur / Autrice : | Maria Luisa Egia Uria |
| Direction : | Jacques Allières |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Linguistique |
| Date : | Soutenance en 1992 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 2 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La culture basque, héritière de la vieille culture paléolithique, avait evolué sur la base d'un statut égalitaire de la santé physique et psychique. On faisait intervenir des rituels qui favorisaient l'émergence et la solution de conflits émotionnels conscients et inconscients. Les passages que constituent la naissance la sexualité et la mort étaient ritualisés et vécus comme des expériences naturelles dans un continuum vie-mort. Les chamanes, sorciers et guérisseurs (des femmes habituellement) possédaient la connaissance de l'énergie subtile. L'adur en basque ou élan vital et la façon de canaliser. Les rites tantriques canalisent par le biais des rapports sexuels cette énergie localisée de la base de la colonne vertébrale a l'hypophyse. La hiérarchisation sexuelle et sociale instaurée par l'inquisition a été aggravée par la révolution industrielle, qui a ébranlé le système antérieur. La femme qui représentait le corps fut chassée de la vie publique. Afin de s'adapter elle dut violenter sa propre nature, la sexualité et les idées égalitaires furent mises en veilleuse en même temps que la vision du monde qui les a vehiculées : la culture et la langue basque.