Thèse soutenue

Les Héritières de Kooro de l'Ouham à Bangui (République Centrafricaine)

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Auteur / Autrice : Marie France Adrien Rongier
Direction : Abdallah Mdarhri-Alaoui
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Ethnologie
Date : Soutenance en 1992
Etablissement(s) : Paris, EHESS

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Parmi les occupants de bangui, capitale de la r. C. A, les gbaya-booro occupent une place particuliere dans le processus de citadinisation ils viennent de l'ouham, region de savane, ou ils demeurent les seuls a cultiver le mil, dans l'ensemble de la population centrafri caine, n'ayant pas, sur ce plan, soumis leurs pratiques aux contrain tes coloniales. Ils temoignent, en ville, d'une ossature "ethnique" specifique, renforcee probablement par le contexte d'accueil. Les femmes y sont toutes impliquees dans les secteurs economiques, agriculture vivriere et commerce de detail majoritairement; peu sont salariees, car elles ont encore moins beneficie de l'instruction scolaire que leurs homologues masculins, et que les structures de l'economie moderne offrent peu de possibilites. Si les femmes sont implantees en milieu urbain et qu'elles tentent de profiter des "paillettes" qu'il secrete, leurs pratiques generales se profilent ainsi : controle par le lignage d'appartenance ou par la bellefamille, maintien de la hierarchie des statuts feminins en fonction de l'autorite lignagere, de la classe genealogique et de l7anciennete de la position matrimoniale. Au-dela du discours masculin d'exclusion les concernant, les femmes gbaya-booro tiennent en ville toujours " la houe", comme l'exprime le contenu ancestral du mythe createur.