Thèse soutenue

L'hormone de croissance chez le porc : son récepteur et ses effets sur les transporteurs de glucose

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Auteur / Autrice : Isabelle Louveau
Direction : Jean-Paul Laplace
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques
Date : Soutenance en 1991
Etablissement(s) : Rennes 1

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Cette étude a été entreprise pour mieux comprendre le rôle de l'hormone de croissance (gh) chez le porc. Son but était de caractériser le récepteur à la gh dans le foie et le muscle squelettique, et d'étudier les effets de la gh sur les transporteurs de glucose des tissus adipeux et musculaire. La présence de sites de liaison spécifiques de la gh est confirmée dans le foie et est démontrée dans le muscle squelettique. L'arn messager (arnm) codant pour le récepteur à la gh existe sous forme d'un seul transcrit de 4,2 kilobases dans le foie, le muscle squelettique et le tissu adipeux. Dans le foie, le pontage covalent de #1#2#2i bgh à son récepteur permet de réveler après électrophorèse en conditions réductrices la présence d'un complexe hormone-récepteur prédominant de 129 kda et quatre autres complexes de poids moléculaires plus faibles. Après solubilisation et purification par chromatographie d'affinité, deux complexes de 129 et 62 kda sont identifiés. Comme dans d'autres espèces, il est possible que l'entité de faible poids moléculaire représente un fragment du récepteur. Par ailleurs, l'analyse par northern blot des arnm du tissu adipeux et du muscle squelettique met en évidence deux types de transporteurs de glucose : glut1 (isoforme hepg2/erythrocyte/cerveau) et glut4 (isoforme muscle/tissu adipeux). Ces deux transporteurs sont codés par un transcrit de 2,5 kilobases. Le traitement des truies à la pgh (100 ug/kg) induit une réduction significative de la quantité de glut4 (arnm et protéines) sans affecter la quantite des arnm codant pour glut1 dans le tissu adipeux. Dans le muscle squelettique, la quantité des arnm codant pour glut4 n'est pas modifiée significativement. La réduction de l'accrétion lipidique des porcs traités à la pgh pourrait donc résulter au moins en partie d'une inhibition de la capacité de l'insuline à réguler l'expression du gène glut4 dans le tissu adipeux