Thèse soutenue

La connaissance et la loi dans la pensée économique libérale classique

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Auteur / Autrice : Claude Roche
Direction : Georges Labica
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance en 1991
Etablissement(s) : Paris 10
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Didier Deleule, Alain Parguez, Maurice Baslé, Paul Fabra

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Cette thèse présente la pensée économique classique comme un projet d'institutionnalisation du marché, s'opposant en cela à l'interprétation "naturaliste" qui domine la pensée moderne (d'inspiration scientiste). Pour elle, le propos des classiques a d'abord été de jeter les bases institutionnelles du marché financier anglais pour répondre notamment à des exigences incontournables de mesure pratique (comptable) du capital. C'est pour cette raison qu'ils ont été amenés à élaborer le concept d'un marché cohérent, pensé comme une réalité structurée par les des lois générales de formation du revenu. Soulignant alors que le concept classique du marché se lit comme un objet de connaissance au sens de Kant, fondé notamment sur des "conditions de connaissance à priori" d'ordre monétaire et physique, la thèse en déduit que le projet politico-monétaire des classiques a été au fondement tant théorique qu'historique de ce qu'on entend par marché. A cette fin, elle met le doigt sur le rôle décisif joué par Locke aussi bien sur le plan théorique que politique puisque son 'traité de gouvernement' apparait comme directement inspiré des principes fondateurs de la banque d’Angleterre. Insistant sur la continuité entre Locke et Ricardo et relativisant l'apport de Smith, elle dresse enfin un tableau de correspondance exhaustif entre la construction du concept de marché et celle de la physique classique, el tout autorisant une interprétation nouvelle de la genèse de la physique au XVIIème.