Thèse soutenue

L'industrie pétrolière soviétique en crise : conséquences de la baisse des prix du pétrole sur les échanges extérieurs de l'U.R.S.S.

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Auteur / Autrice : Catherine Mercier-Suissa
Direction : Wladimir Andreff
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 1991
Etablissement(s) : Paris 1

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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A la fin des années 80, l'industrie pétrolière soviétique est en crise. Cette industrie est confrontée à deux problèmes majeurs: une détérioration constante de l'état des réserves disponibles et un accroissement des couts d'exploration et d'exploitation. Les coûts d' investissement augmentent en raison de contraintes géologiques, climatiques et technologiques. Le réseau des transports doit faire face à un manque de technologies adaptées et performantes, ainsi qu'a un renouvellement insuffisant des équipements. Enfin des contraintes financières freinent le programme de modernisation du parc de raffinage soviétique. Or celui-ci est désormais tout à fait nécessaire, puisque l'offre actuelle de produits pétroliers ne correspond plus tout à fait à la demande domestique. En outre, la baisse des prix du pétrole, amplifiée par la dépréciation du dollar, conduit à la contraction des recettes pétrolières soviétiques. L'URSS procède donc à un certain nombre d'ajustement: recentrage des exportations pétrolières sur les pays de l'OCDE au détriment de ses partenaire du CAEM, accroissement des ventes de gaz, d'or et recours à l'endettement. D'autres mesures dont les effets ne seront visibles qu'à long terme (réduction de la consommation pétrolière, modernisation de l'industrie. "Ouverture" de l'URSS vers l'économie mondiale, désintégration du CAEM) sont prévues mais sont difficiles, voir impossibles à mettre en œuvre. En outre, le retournement des prix du pétrole sur le marché international, lié à la crise du Golfe, risque de retarder l'application de ces mesures. Au début des années 90, l'URSS semble s'enliser dans un processus de non-réforme.