Les compétences locales à Madagascar ou le Fokononolona, institution locale, comme instrument de pouvoir
| Auteur / Autrice : | Georges Rabemanantsoa |
| Direction : | André Castaldo |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Soutenance en 1990 |
| Etablissement(s) : | Paris 13 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
A l'image d'une majorite de pays du tiers-monde, madagascar connait des difficultes liees au sous-developpement. La modernisation implique une restructuration de l'administration. La problematique reside donc dans la capacite d'adaptation des communautes aux instruments juridiques proposes. Aborder tout probleme qui touche madagascar, c'est inevitablement evoquer l'existence du fokonolona, institution traditionnelle de base. Son etude permet d'observer les effets des differentes reformes de modernisation sur la communaute traditionnelle et d'apprehender dans un ensemble global l'insertion de celle-ci a travers les changements introduits. Le fokonolona constitue un lieu privilegie d'pbservation car dans une approche du developpement, il demeure incontournable. Pourtant, son visage aura la marque du pretexte a toute nouvelle reforme. Envisagee comme une structure de participation de la population a ses propres affaires et au developpement, dans la pratique, son noyautage lui donnera davantage l'apparence d'un auxiliaire de la politique et d'un simple rouage de l'administration. De la monarchie a la iieme republique, a travers la parenthese coloniale, il se caracterise par son omnipresence et son poids de resistance plus ou moins important sur les organisations et les institutions importees. Depuis 1975, le pouvoir revolutionnaire mene une politique de decentralisation ''tous azmuts''. Le fokonolona, promu au rang constitutionnel, devient cellule de base de toute activite de la nation. Malgre l'apparente originalite de la demarche qui se veut specifique et nationale, le legs juridique continue a regir la vie economique et administrative.