Thèse soutenue

La mere, le colossal, le saint. La passion d'alberto giacometti

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Auteur / Autrice : Jean Soldini
Direction : René Schérer
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance en 1989
Etablissement(s) : Paris 8

Résumé

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Ce travail est parti de l'intention de presenter un reexamen general de l'oeuvre de giacometti, en recherchant les indices de l'existence de marges philosophiques sur lesquelles elle semble se presenter. Nous avons voulu le faire en precisant un noeud vie-mort, domine par la figure de la mere, qui conditionne les difficultes de l'artiste face au visible; un visible qui se definira, a partir de la seconde moitie des annees trente (apres la phase surrealiste), comme etant merveilleux, colossal (ce n'est pas le gigantesque du "trop d'existence" de sartre). Vers 1934 il y revient comme si la plenitude d'etre, dont le mystere est depose dans la figure de la mere, etait decouverte dans la "banalite" d'une tete. Pour affronter ce qu'il voit, giacometti travaille a l'interieur d'une dimension sacrale. Il faut faire toucher la mort (liee a la mesure) a la figure pour faire face a la demesure de la vie. Le sacrifice doit permettre la renaissance de la figure ou giacometti voudrait renaitre en se sacrifiant jour apres jour. Tout cela pourrait faire penser que pour giacometti le monde est sacre. Mais il n'en est pas ainsi, bien que l'existant ait affaire avec quelque chose qui le transcende, avec une vie qui lui semble deborder la mort (il n'est cependant jamais question d'un etre absolu).