Johann Peter Silbert (1778-1844) : littérature et religion à Vienne à l'époque du romantisme
| Auteur / Autrice : | Xavier Vicat |
| Direction : | Jean-Marie Valentin |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études germaniques |
| Date : | Soutenance en 1991 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Résumé
Johann Peter Silbert (né à Colmar en 1778, mort à Vienne en 1844) est une des figures majeures de la restauration catholique en Autriche. Son œuvre religieuse prolifique perpétue la tradition de la contre-réforme, les écrits de ses théologiens constituant l'armature d'une formation qui vise à promouvoir une piété de masses, vécue de manière ostentatoire et animée par une forte dévotion à la vierge et aux saints. L'antagonisme de cet idéal religieux avec la philosophie des lumières apparait ici au grand jour. Le rejet total de l'héritage de la révolution française aide à situer la composante conservatrice de l'action de Silbert, dirigée aussi contre le mouvement de l'''aufklarung catholique''. Cette littérature comporte une éthique sociale. L'ordre divin sert de référence à celui d'ici-bas. Dans une structure de type pyramidal, fortement cloisonnée, la question de la liberté humaine relève de l'utopie. Cette étude s'efforce enfin de déterminer. La part du romantisme catholique français dans la constitution du mouvement romantique viennois, en mesurant notamment l'influence exercée par les écrits de Joseph de Maistre, Lamennais et Lamartine sur ce français de naissance que fut aussi Silbert.